Canard, outarde ou orignal géants : l’été, saison des attractions en bord de route
Ça y est! Avec la longue fin de semaine de mai, le coup d’envoi de la saison estivale vient d’être donné. Cet été, laissez-vous séduire par ces canards, ces outardes, ces tortues et autres énormes animaux ainsi que par ces objets géants qui bordent les routes du pays! En Ontario : l'oie de Wawa, en bordure de la route 17. Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay Wawa, en Ontario, a sa bernache, et Sydney, en Nouvelle-Écosse, son violon géant. Sudbury est célèbre pour sa pièce de cinq cents et Moose Jaw, en Saskatchewan, pour l’orignal Mac the Moose. En Saskatchewan, Mac l'orignal, emblème de Moose Jaw, pèse près de 9000 kilos, soit l'équivalent d'environs 23 orignaux d'âge adulte. Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD À Mundare, une ville située à 80 km à l’est d’Edmonton, ce sont des saucisses ukrainiennes géantes qui se dressent dans le ciel des prairies. La famille de Kyler Zeleny y confectionne ces kielbasas depuis quatre générations. C’est son grand-père, raconte-t-il, qui a eu l’idée de faire de ce mets un emblème de cette ville où vivent de nombreux Ukrainiens. Ces saucisses géantes y ont donc fait leur apparition en avril 2001. Elles font 12,8 m de haut, soit environ 42 pieds. Kyler Zeleny explique que le monument a aidé l'entreprise familiale à grandir. Photo : Radio-Canada / Adrienne Lamb Située dans un parc près de l’usine de transformation familiale, la structure a aidé la compagnie à se développer, selon Kyler Zeleny. On y prépare 80 produits différents vendus dans plus de 300 commerces. Ces saucisses géantes à Mundare rappellent l'héritage ukrainien de cette ville. Photo : Gracieuseté Tourisme Alberta Cette structure est aussi une façon d’amener les touristes à entrer dans la ville, ajoute Kyler Zeleny. Kitsch, tout ça? Un peu, mais pourquoi pas! En Nouvelle-Écosse, le port de mer de Sydney est orné d'un violon géant. Photo : Radio-Canada / ROBERT SHORT Le rédacteur en chef du Livre des records Guinness, Craig Glenday, a l’habitude de se promener partout dans le monde pour y mesurer toutes sortes de grandes choses. Il raconte que l’Alberta se réclame d’une quarantaine de structures les plus grandes du monde, selon le site web Large Canadian Roadside Attractions (nouvelle fenêtre). D’autres provinces ne sont pas en reste, note ce résident de London, en Ontario. C’est vraiment une collection fascinante! Ces attractions de bord de route se sont développées en marge de la culture nord-américaine de l’automobile, selon Craig Glenday, et tout le plaisir tient dans le fait qu’il faut sortir des sentiers battus pour les dénicher. Nouveau-Brunswick : la hache géante de Nackawic a été érigée en 1991. Elle fait 15 mètres de haut et c'est la plus grosse hache du monde.
Photo : Getty Images / prosiaczeq Le Guinness, dit-il, vient de certifier le plus gros capteur de rêves au monde : il se dresse dans un cadre de bois sur le terrain des pow-wow de la Première Nation Rama, pas très loin d’Orillia, en Ontario. Son créateur, Bob Williams, 61 ans, tisse des capteurs de rêves depuis longtemps, mais il n’en avait jamais conçu de cette ampleur auparavant. Il a passé plus d’un an à planifier et à réaliser cette structure, qui pèse 900 kilos et qui a un diamètre de 13 mètres. Un arc-en-ciel au-dessus du parc de la Première Nation Rama, où le capteur de rêves géant a été installé. Photo : Gracieuseté Lise Kwekkeboom Pour que l’objet soit conforme aux capteurs de rêves traditionnels du territoire des Chippewas, aucun métal ne pouvait être employé. L’objet est donc fait de 1200 mètres de cordes et de 1500 mètres de tendons et de rameaux pris dans les buissons près de chez lui. Quelque 300 personnes, dit-il, ont dû prêter main-forte pour installer cette structure. Jusque-là, le record du plus grand capteur de rêves appartenait à la Lituanie, mais les capteurs de rêves ont été créés en Amérique du Nord par les Ojibwés, et, pour Bob Williams, il était important de ramener ce record au Canada et à Rama, tout particulièrement. Manitoba : le Viking de Gimli rappelle que cette ville située sur les rives du lac Winnipeg a été fondée par des Islandais. Photo : Radio-Canada / Catherine Moreau Darryl Lem, 59 ans, occupe sa retraite à rouler en motocyclette à la recherche de ces structures géantes. Il n’a pas encore vu le capteur de rêves, dit-il, mais au cours des sept dernières années, il a pu admirer, au Manitoba, le Darryl Lem et sa motocyclette dans le stationnement de Blackjacks Roadhouse à Nisku, en Alberta. Photo : Radio-Canada / Adrienne Lamb Pour lui, c’est un peu comme s'il avait une liste de souhaits ou de choses à voir. Qui, en effet? Avec les informations d’Adrienne Lamb





C’est vraiment spécial, n’est-ce pas, quand on conduit et qu’on voit apparaître ces structures au loin en se demandant ce que c’est. C’est intrigant et c’est excitant.

J’ai choisi le frêne et le saule parce que ces essences de bois ont beaucoup de signification dans notre culture
, explique-t-il.
happy rock
de Gladstone et le Viking géant de Gimli, de même que la bernache de Wawa en Ontario.On a parcouru la route 66 l’an dernier et on a tout vu, le big muffler man et toutes sortes d’autres attractions
, raconte-t-il. 
Qui refuserait de rouler 2000 kilomètres pour voir une pelote de laine géante et pour manger une crème glacée?
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